Millésime Rolex 2022: une valse à deux temps pour la nouvelle Air-King 126900

Par Hubert de Haro / HDH Publishing

JUIN 2022

Ce 30 mars 2022, la ville de Genève accueillait le salon horloger ‘Watches and Wonders’. Cet événement planétaire célébrait le retour aux présentations physiques, tout en réalisant le tour de force de rallier certaines des maisons les plus emblématiques de la foire de Bâle. En ce matin-là, quelques minutes avant l’ouverture officielle, une effervescence contagieuse gagnait les premiers visiteurs. Agglutinés devant les vitrines de l’incontournable Rolex, un étonnant millésime 2022 les attendait.

 

Come fly with me…

La maquette d’un biplace des années 30 domine la première révélation du salon: la Rolex Air-King vient d’être remplacée, six ans à peine, après son lancement.

L’aviation est à l’honneur et le mystérieux bimoteur éveille notre curiosité; il ressemble à si méprendre à un Boeing Stearman, à la genèse rocambolesque. Loyd Carlton Stearman, ingénieur, aviateur et entrepreneur originaire du Kansas, fonde en 1927, la ‘Stearman Aircraft Company’. Son entreprise sera rachetée par l’aviateur Boeing deux ans plus tard. Il assume la direction technique de la division Wichita et contribue activement au développement du biplace d’entraînement X70. Alors même que ‘l’US Army Air Corps’ s’intéresse au projet, Loyd Carlton Stearman quitte soudainement la société pour se lancer dans l’aventure d’une toute nouvelle entreprise de construction aéronautique. Le nom ‘Stearman’ restera associé à ce biplace, dont les registres totalisent une production totale de plus de 10.000 exemplaires jusqu’en février 1945.

Vitrine Rolex Air-King sur le salon 'Watches & Wonders' 2022 à Genève © photo: Hubert de Haro / HDH Publishing et Boeing Stearman en vol © photo: Paul Martinez pour aeromecanics.fr

Alors que les premiers avions commencent à sortir des ateliers Boeing, deux aviateurs tentent l’impossible: survoler le Mont Everest. Lord Clydesdale et Stewart Blacker s’y prendront à deux fois pour réussir finalement à photographier le plus haut sommet du monde, le 13 Avril 1933.

Par une température de moins 40 degrés, et 9000 mètres d’altitude, les deux aventuriers portent une Rolex au poignet. L’un deux se serait alors exclamé « je peux difficilement imaginer qu’une montre ait déjà été soumise à de telles conditions extrêmes ». Ce premier témoignage exceptionnel permet à la maison Rolex de se forger une image de fabricant de montres fiables, en toute circonstance. Bientôt, d’autres aviateurs adopteront la montre Oyster, étanche et automatique, comme un instrument indispensable à leurs quêtes les plus audacieuses.

Lord Clydesdale et Stewart Blacker s’y prendront à deux fois pour réussir finalement à photographier le plus haut sommet du monde, le 13 Avril 1933.

Photo de l'un des deux biplans Westland Wallace, prise durant l'expédition Houston. Au loin, se profile la silhouette du mont Everest qui sera survolé et photographié pour la première fois le 13 Avril 1933. © photo: Ullstein Bild_Getty Images pour Rolex Magazine Edition 10

L’aviation, genèse des montres Rolex

Le jeune bavarois Hans Otto Wilhelm Wilsdorf, après un court séjour à la Chaux-de-fonds, établit un premier négoce de montres à Londres, en 1905. Pris dans les méandres du premier conflit mondial, il déplace ses bureaux en terre helvétique, pays neutre, lui permettant d’éviter des complications dues à sa nationalité. Les historiens de la marque communiquent peu sur ses activités personnelles. Il est toutefois à peu près certain qu’il vouait une grande admiration à l’aviation et à ces premiers pilotes, tout autant aventuriers qu’ingénieurs et mécaniciens exceptionnels. Les archives de la marque ne précisent pas non plus si lui-même était un aviateur.

Au premier accomplissement de Lord Clydesdale et Stewart Blacker, succède une série d’autres exploits aériens. Le danois John Tranum réalise le record de chute libre en 1933 en sautant de 5000 mètres d’altitude. Un an plus tard, les pilotes Owen Cathcart-Jones et Ken Waller effectuent le plus long vol aérien, parcourant 37.000 kilomètres, en à peine 13 jours, lors du premier aller-retour Angleterre-Australie. Le 14 Octobre 1947, c’est au tour de Chuck Yeager de rentrer dans l’histoire comme le premier homme à franchir la barrière du son. Il n’a que 23 ans. La veille, il se brise deux côtes en tombant de cheval…

Le 14 Octobre 1947, c’est au tour de Chuck Yeager de rentrer dans l’histoire comme le premier homme à franchir la barrière du son. Il n’a que 23 ans. La veille, il se brise deux côtes en tombant de cheval…

L’extrême résistance des premières Oyster explique la fascination qu’elles exercent sur la communauté de ces aventuriers des airs. À l’origine de cette notoriété, nous retrouvons à nouveau une histoire d’amitié, cette fois entre deux industriels, deux visionnaires.

Sur ce document historique, la marque 'The Rolex Watch Co. Ldt' exploite le témoignage éloquent du commandant Charles Douglas Barnard: "les qualités particulières de cette montre Rolex la rendent parfaitement adaptée à l'aviation et je propose de l'utiliser pour tous mes vols longues distance à l'avenir". © Archive Rolex, Rolex Magazine Edition 10

Les fils de Jean Aegler

Lorsque Hans Wilsdorf obtient en 1910 le premier certificat officiel de Chronomètre pour une montre Rolex, le mouvement arbore la signature ‘Les Fils de Jean Aegler’. Hermann et Hans Aegler, tous deux natifs de Bienne, en Suisse, dirigent à cette époque la ‘Manufacture de mouvements Aegler’, fondée par leur père Jean. Alors que celle-ci se transforme en ‘Aegler S.A.’, les relations industrielles entre les deux sociétés s’approfondissent. Hermann Aegler finance la croissance de la maison Rolex par un achat conséquent d’actions, et intègre son conseil d’administration. Par ailleurs, ‘Aegler S.A.’ devient dans les années 30 ‘la Manufacture des montres Rolex S.A.’. Hans Wildorf célèbre un accord d’exclusivité avec les frères Aegler, démontrant l’importance stratégique des mouvements issus de leurs ateliers.

Hermann Aegler finance la croissance de la maison Rolex par un achat conséquent d’actions, et intègre son conseil d’administration. Par ailleurs, ‘Aegler S.A.’ devient dans les années 30 ‘la Manufacture des montres Rolex S.A.’

Il faut attendre près de sept décennies, pour que la maison Rolex acquiert définitivement la société des frères Aegler, pour une valeur estimée à un milliard de francs suisses. Cet achat, concrétisé par le président de l’époque Patrick Heiniger, participe à une stratégie plus ample de verticalisation industrielle. Dans le même temps, le producteur de bracelets Gay Frères, celui de cadrans Beyeler, et de couronnes Boninchi intègrent le giron de l’entreprise.

La grande évasion

Retour dans les années 40.

L’enthousiasme de Hans Wilsdorf pour le monde de l’aviation ne semble pas fléchir, et sera à l’origine d’un coup de génie dont les professionnels se font l’écho encore aujourd’hui.

La montée du nazisme complique les exportations. Même si la Confédération Helvétique parvient à rester en marge du conflit armé, sa position géographique fragilise ses ventes de montres, désormais produites intégralement en Suisse.

Le fondateur de Rolex décide alors d’offrir la possibilité à tous les officiers prisonniers en Allemagne d’acquérir une Rolex Oyster. Fait inédit, le règlement ne se fera « qu’après la fin de la guerre ». Qu’il s’agisse de la démonstration d’une foi sans concession en une issue pacifique au conflit, ou plus pratiquement, d’une solution pour maintenir l’activité, l’idée a été extrêmement bien accueillie. À titre d’exemple, 3.000 montres furent commandées par des officiers britanniques dans le seul camp bavarois d’Oflag VII B PoW.

Hans Wilsdorf décide d’offrir la possibilité à tous les officiers prisonniers en Allemagne d’acquérir une Rolex Oyster. Fait inédit, le règlement ne se fera « qu’après la fin de la guerre ».

Deux exemples de chronographe Rolex ref. 3525, livrés au camp allemand 'Stalag Luft III', en Allemagne, durant la deuxième guerre mondial. Il s'agit des modèles du Major  R.J. Henderson et du Caporal Clive Nutting’s, vendus par Antiquorum. © photo: Antiquorum

Alors que la marque avait mis près de quatre décennies à produire ses premières 50.000 montres, la 100.000ième (une Datejust en Or Rose) sera offerte à Sir Winston Churchill peu de temps après la fin du conflit, et la 150,000ième à Dwight D. Eisenhower quelques années plus tard.

La notoriété de la marque à la couronne est telle que le film ‘La Grande Évasion’ souligne son rôle dans l’étonnante fuite de 76 prisonniers britanniques, le 24 Mars 1944, du camp Luftwaffe-run PoW camp Stalag Luft III.

Deux posters utilisés en 1963 pour le lancement du film 'La Grande Évasion'.

Une longévité hors norme

C’est dans ce contexte euphorique post-guerre que Rolex décide de rendre hommage à l’aviation, en présentant les lignes Air-Lion, Air-Tiger, Air-Giant et enfin Air-King. Cette dernière éclipsera peu à peu l’ensemble de ses congénères.

Une première montre, référence 4925, sort des usines Rolex en 1945. Les 34 millimètres de sa boîte, considérée grande selon les critères de l’époque, lui justifient son surnom: la ‘King’. Aujourd’hui très recherchée, certaines maisons aux enchères la proposent parfois en catalogue.

Un des premiers modèles Air-King datant de 1945, la 4925. Présenté par la maison aux enchères Sotheby's lors de sa vente à New York le 4 Septembre 2020. © Sotheby's

Plusieurs variantes stylistiques verront le jour durant la décennie suivante. En 1958, Rolex stabilise la ligne Air-King avec le lancement de la référence 5500. Équipée d’un boîte aux dimensions fidèles à celles de la matriarche 4925, cette nouvelle version dévoile une signature typographiée originale, encore en vigueur aujourd’hui. D’une longévité exceptionnelle de quarante années, la ligne sera essentiellement équipée des calibres 1520 et 1530. Les designers Rolex explorent alors de multiples voies, cédant parfois même aux sirènes commerciales, à l’image des Air-King Domino’s.

Équipée d’un boîte aux dimensions fidèles à celles de la matriarche 4925, la nouvelle 5500 dévoile une signature typographiée originale, encore en vigueur aujourd’hui.

Communication Rolex datant de 1959. Air-King ref. 5500 © photo: Archive Rolex

Rolex Air-King ref. 5500, modèle Domino's. Le fondateur de la chaîne américaine Domino's Pizza, Tom Monaghan, declarait en 1986 dans sa biography: 'j'utilisai en 1977 une montre Bulova avec notre logo. Un des mes franchisés m'a demandé un jour ce qu'il fallait faire pour en obtenir une. Je lui ai répondu que je la lui offrirait s'il atteignait une facturation hebdomadaire de vingt mille dollars, ce qu'il a réussi d'ailleurs. Les années suivantes, j'ai ainsi récomposé mes meilleurs franchisés par des centaines de montres Rolex avec notre logo, chacune valant 800 dollars.” © photos: www.bobswatches.com

Modèle plus élégant, datant de la fin des années 1970, le cadran de cette Air-King ref. 5500 présente des index et des aiguilles en or. © Alex Pig for www.rescapement.com

Air-King ref. 5500, baptisée 'Explorer" du fait de ces chiffres '3-6-9'. © photos: Insta Antoine de Macedo.

La rupture stylistique

Alors que la longévité de la collection Air-King semblait la meilleure preuve de son succès, la maison Rolex crée la surprise en la retirant du catalogue, en 2014.

Une toute nouvelle version apparaît pourtant lors de la foire de Bâle 2016. Deux ans après sa sortie de catalogue, peu de clients s’attendait à un retour si rapide de la ‘reine des airs’. Cette dernière, référence 116900, fait sensation dans les milieux professionnels. La rupture stylistique avec ses prédécesseurs est consommée, et fera couler beaucoup d’encre.

La nouvelle Air-King 116900 fait sensation dans les milieux professionnels. La rupture stylistique avec ses prédécesseurs est consommée, et fera couler beaucoup d’encre.

Sur un fond noir atypique, des chiffres arabes scandent, de cinq en cinq, l’affichage des minutes. Seule référence à l’ADN de certaines modèles historiques, les indicateurs surdimensionnés ‘3,6 et 9’ sont maintenus. La boîte d’un diamètre de 40 millimètres et sa lunette font irrémédiablement penser à la Milgauss.

La conception de la 116900 s’inspire directement du projet britannique ‘Bloodhound SSC’. Notre collègue Robin Nopy, de Monochrome, énumère la liste des records que l’équipe se proposait de battre en 2013, à commencer par la barrière symbolique jamais atteinte des 1000 miles par heure, soit environ 1610 kilomètre heure. Le bolide s’apparentait plus à une fusée propulsée par pas moins que 135.000 chevaux!

Pour l’occasion, Rolex développe deux stations de mesure, positionnées à l’intérieur de l’habitacle, de part et d’autre du volant. À gauche, le pilote Andy Green pouvait lire la vitesse du bolide, le maximum étant établi à 1.100 miles par heure. À droite, un compteur temps lui indiquait les minutes. Ces deux instruments fonctionnaient indépendamment du reste des équipements digitaux. 

Le design final du cadran noir de l’Air-King 116900, gradué toutes les cinq minutes, renvoie très précisément au projet Bloodhound SSC, qui n’atteindra malheureusement pas ses objectifs ambitieux.

L'Air-King 116900 vue par nos collègues de Fratello watches © Fratello Watches

 

La silhouette du Bloodhound SSC s'inspire de l'ergonomie d'une fusée. Ce bolide est d'ailleurs propulsé par un moteur Eurojet EJ200. © Monochrome

Les deux instruments de bord du Bloodhound SSC, développés spécialement par Rolex. © Monochrome

Une valse à deux temps

Six ans à peine après le lancement de la controverse 116900, la maison Rolex crée à nouveau la surprise avec un nouveau modèle Air-King : la référence 126900. Fruit d’une valse à deux temps, dansée entre 2016 et 2022, la toute dernière-née d’une collection qui ne cesse de sortir de sa zone de confort, a conquis cette fois-ci l’ensemble de la profession.

Fruit d’une valse à deux temps, dansée entre 2016 et 2022, la toute dernière-née d’une collection qui ne cesse de sortir de sa zone de confort, a conquis cette fois-ci l’ensemble de la profession.

Première photographie dans le stand Rolex du salon genevois 'Watches & Wonders', le premier jour de son lancement commercial. © Photo: Hubert de Haro / HDH Publishing

Comparaison entre la 116900 et la 126900, dans le stand Rolex du salon genevois 'Watches & Wonders', le premier jour de son lancement commercial. © Photo: Hubert de Haro / HDH Publishing

Cinq améliorations essentielles conforteront les amateurs de la marque.

  1. La protection de la couronne ou plus précisément, comme le décrit poétiquement le dossier de presse, « l’épaulement de la protection de la couronne ». Avec lui termine toute comparaison possible avec la ligne Milgauss. Cet élément clef propulse la nouvelle Air-King directement dans l’univers des montres Rolex ‘Oyster Perpetual Professionnelle’.
  2. Le bracelet Oyster trois maillons est désormais équipé du fermoir de sécurité Oysterlock à boucle déployante, qui, selon la marque, est “conçu par Rolex et breveté, prévenant toute ouverture involontaire. Il dispose de la rallonge rapide de confort Easylink, développée par la marque, qui permet d’ajuster facilement sa longueur d’environ 5 mm”.
  3. L’ensemble des chiffres arabes se parent de Chromalight, substance développée par Rolex visant à améliorer la lecture « en toute circonstance ». Les chiffres surdimensionnés ’3-6-9’ sont conservés tandis que le marqueur des ‘5’ minutes parfait son intégration avec le rajout d’un ‘0’, créant un effet de symétrie avec celui des ‘55’ minutes.
  4. Cette ultime Air-King est équipée du calibre 3230, réunissant l’ensemble des innovations de la marque et présenté deux ans auparavant. Son échappement ‘Chronergy’ combine, selon les propres mots de la marque, « un haut rendement énergétique avec une grande sécurité de fonctionnement ». Et de rajouter « réalisé en nickel-phosphore, cet échappement est insensible aux champs magnétiques » et bénéficie d’une version optimisée du spiral ‘Parachrom’ bleu, « produit par Rolex dans un alliage paramagnétique ». Nous retrouvons également les amortisseurs de chocs « Paraflex » également développés en interne. Le calibre 3230 défend ainsi une solide réserve de marche de 70 heures, facilité par la nouvelle architecture de son barillet.
  5. L’épaisseur de la nouvelle boîte a été réduite de 13 à 11,7 mm.

Épaulement de la protection de la couronne de remontoir dite « Twinlock. © Photo: Rolex

Le bracelet Oyster trois maillons est désormais équipé du fermoir de sécurité Oysterlock à boucle déployante, ainsi que de 'la rallonge rapide de confort Easylink, développée par la marque, qui permet d’ajuster facilement sa longueur d’environ 5 mm'. © Photo: Rolex

L'indicateur des cinq minutes fait écho à celui des 55 grâce au rajout du '0'. L’ensemble des chiffres arabes se voient désormais habillés de Chromalight, une substance développée par Rolex visant à améliorer la lecture "en toute circonstance". © Photo: Rolex.

Le Calibre 3230 présente une version optimisée du spiral Parachrom bleu, « produit par Rolex dans un alliage paramagnétique », ainsi que les amortisseurs de chocs « Paraflex » également développés en interne. Le calibre 3230 atteint ainsi une solide réserve de marche de 70 heures, facilitée par la nouvelle architecture de son barillet. © Photo: Rolex.

Conclusions

La première sensation sur le poignet est tout à fait positive. Rolex semble avoir parfait un développement initié en 2016, redonnant ainsi une nouvelle vie à la très prolifique ligne Air-King.

Les cinq améliorations que nous avons identifiés à Genève sont indéniables et séduiront certainement un public plus large, d’autant plus que l’Air-King 126900 reste une des pièces d’entrée de gamme Rolex avec un prix public annoncé de 6.950 euros. En début d’année, Rolex avait déjà anticipé cette nouveauté, en réalisant une augmentation de plus de 10% sur l’actuel Air-King 116900, atteignant aujourd’hui 6.750 euros au lieu de 6.050 euros en 2021. Et comme à l’accoutumé, la désormais ’ancienne’ Air-King 116900 se trouve aujourd’hui difficilement sur le marché secondaire, et pour une valeur dépassant les 10.000 euros.

 

Long live the Queen!

 

 

Pour en savoir plus:

ALTIERI Paul, ‘Domino’s Rolex Air King Watches: Everything You Need to Know’, www.bobswatches.com/rolex-blog/resources/dominos-rolex.html;

BROER Robert-Jan, ‘Rolex Air-King 116900 – One Of The Most Confusing Rolex Watches’,www.fratellowatches.com/rolex-air-king-116900

DUVAL Joel, ‘Aegler et les molécules du succès au service de Rolex’, Forum à Montres ;

NOPY Robin, ‘Essence of speed: Rolex partners with Bloodhound SSC’, Monochrome, www.monochrome-watches.com/essence-speed-rolex-partners-bloodhound-ssc;

The Rolex magazine 2022, ‘Rolex et la grande aventure de l’aviation’, numéro 9, pp12-25;

Rescapement, 2018, 'Rolex Air-King: The Forgottem King', www.rescapement.com/blog/rolex-air-king-history;

SCOTT Nick, ‘Rolex: The Spoils of War’. The Rake,  www.therake.com/stories/icons/rolex-the-spoils-of-war/

 

À la loupe, dossier de presse:

© Photo: Rolex

Référence boîtier: 126900; Référence bracelet: 78JB20 Oyster; Catégorie: Oyster Perpetual Professionnelle; Certification: Chronomètre Superlatif (COSC + certification Rolex, montre terminée); Garantie internationale de cinq ans; Boîtier:  Oyster (carrure monobloc, couronne et fond vissés), épaulement de protection de
la couronne taillé dans la carrure; Diamètre: 40mm; Matériau: Acier Oystersteel; Carrure: Acier Oystersteel, finition satinée avec flancs polis; Lunette: Acier Oystersteel, lisse; Fond: Acier Oystersteel, plein, vissé avec cannelures fines; Couronne de remontoir: Twinlock en acier Oystersteel, vissée, système de double étanchéité; Glace Saphir résistant aux rayures avec traitement antireflet; Étanchéité 100 mètres; Mouvement: Calibre 3230, Manufacture Rolex
• Mouvement mécanique à remontage automatique bidirectionnel par rotor Perpetual • Précision: • –2 /+2 sec/jour, montre terminée; Fonctions: Heures, minutes et secondes au centre
• Stop seconde pour mise à l’heure exacte; Oscillateur: Fréquence : 28 800 alt/h (4 Hz)
• Spiral Parachrom bleu paramagnétique
• Courbe terminale Rolex
• Balancier de grande taille à inertie variable • Réglage haute précision par 4 écrous Microstella en or • Pont de balancier traversant
• Amortisseurs de chocs haute performance Paraflex; Échappement: Chronergy à rendement optimisé • Ancre et roue d’échappement paramagnétiques en nickel-phosphore; Empierrage: 31 rubis; Réserve de marche: Environ 70 heures; Cadran: Noir, laqué
• Chiffres 3, 6, 9 en or gris 18 ct, haute lisibilité Chromalight (luminescence longue durée, couleur d’émission bleue) • Chiffres des minutes par tampographie (blanc)
• Index triangulaire en or gris 18 ct à 12 h, haute lisibilité Chromalight (luminescence longue durée, couleur d’émission bleue) • Aiguilles en or gris 18 ct, aiguille des secondes laquée vert, haute lisibilité; Bracelet: Oyster (3 mailles), maillons massifs • Acier Oystersteel, finition satinée avec tranche polie
• Fermoir de sécurité Oysterlock à boucle déployante
• Rallonge rapide de confort Easylink (environ 5 mm).

    
MOTS CLEFS: Rolex 2022; Air-King; 116900; 126900; Hans Wilsdorf; Hermann Aegler; Boeing Stearman; Lord Clydesdale; Stewart Blacker; John Tranum; Owen Cathcart-Jones; Ken Waller; Chuck Yeager; Gay Frères; Beyeler; Boninchi.